Tu trace une ligne e fuite et tu restes… tu trace une deuxième ligne de fuite et tu restes….
Tu ne traces rien et tu t'enfuis….
Je sais que ce quai ne t'est plus approprié, tu sais que cette valise que tu méprise par amour
Mais toi tu voyages… tu pars….
Ta valise pleine de souvenirs; souvenirs végétaux, souvenirs animaux….souvenirs informes, incolores et inodores….
Sont-ils les tiens?
Peux- tu les toucher?
Peux- tu les recolorer?
Les remodeler?
Les regarder?
Re - gardes- tu?
Des visages qui t'entourent; fades, morts, tristes….d'autres bien vivants… d'autres encore virtuels…et d'autres n'existent pas bien qu'ils existent…
Et toi tu perd le tien, tu perd ses repères et ne te reste que son souvenir…. Alors tu prend le train une autre fois, et tu retournes chercher ton visage….
Tu le trouves là où tu l'avais oublié; sur la première ligne de fuite que tu as tracé….
Une ligne de fuite, deux lignes de fuite,
Et puis….
Rien….
Tu sors, tu fumes ta cigarette ,
Et puis….
Tu reviens….
Tu traces quatre lignes de fuite,
Cinq lignes de fuite,
Six lignes de fuite….
Et puis…
Toujours rien…
Même paralleles, les lignes de fuite se rejoignent toujours à l'horizon.